Chèque-vert

Autant attendue que critiquée, la taxe carbone a enfin pris corps ce jeudi 10 septembre 2009. Depuis plusieurs semaines déjà, annonces et démentis se succédaient à un rythme soutenu. A Culoz dans l’Ain, devant les ouvriers d’une usine de pompes à chaleur Nicolas Sarkozy vient de mettre un terme à une bataille médiatique des plus acharnées au sujet de la nouvelle taxe carbone et du chèque vert qui lui est associé. Présidant la commission d’experts planchant sur cette contribution climat énergie, Michel Rocard estimait la tonne de CO2 rejetée à 32 euros. Le Premier ministre, François Fillon évoquait plutôt un tarif de 14 euros la tonne. Le président de la République s’est donc vu contraint de trancher, établissant hier le coût du CO2 rejeté dans l’air à 17 euros la tonne.

Au même titre que l’abolition de la peine de mort ou la décolonisation, mettre en place une taxe carbone accompagnée d’un chèque vert représentait pour le Chef de l’Etat un choix « historique ». Il était donc « normal que ça fasse débat puisque c'est un changement complet de comportement » a-t-il déclaré.

Dès le 1er janvier 2010, les français devraient donc voir le litre d’essence augmenter de 4 centimes d’euro, 4,5 centimes pour le fioul ou le gasoil. Quant au gaz, ses tarifs devraient être réévalués de 0,4 centimes d’euro par KWh. Ces hausses de prix correspondent à l’annonce de Nicolas Sarkozy de fixer le prix de la tonne de CO2 à 17 euros. Concernant l’électricité, cette source d’énergie a volontairement été écartée des débats au vu de la faible proportion de dioxyde de carbone qu’elle rejette.

Pour le Chef de l’Etat, chacun se doit d’acquitter à hauteur de sa consommation cette taxe carbone appelée également contribution climat énergie. Particuliers comme entreprises se verront donc soumis au même traitement. Devant les vives critiques dont a déjà fait l’objet la taxe carbone, Nicolas Sarkozy a tenu à préciser que « chaque centime prélevé sur les ménages sera rendu aux ménages » par le biais soit d’une réduction d’impôt, soit d’un chèque vert.

Tout savoir sur les modalités technique du chèque vert

Au-delà de l’aspect financier évident, l’objectif de ce chèque vert reste avant tout la promotion du développement durable. Pour pouvoir tirer pleinement profit du chèque vert, les ménages et entreprises sont donc appelés à réduire notablement leur consommation énergétique. Avant que les gestes écologiques motivés par le chèque vert, les débats risquent toutefois d’être des plus animés, Nicolas Sarkozy ayant d’ores et déjà prévenu que cette taxe carbone aura vocation à être progressivement réévaluée à la hausse.

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